Ronnie Wood

Publié le par lady flo



ronnie-wood.jpg

Après tout rien ne m’oblige à ne parler que cuisine …

Je suis allée hier voir les toiles de Ron Wood. Ronnie Wood de son nom de pinceau.

Etonnant ce décalage des toiles si vives si vivantes avec l’ambiance du lieu. Couleurs crues presque primaires ou  noir et blanc dépouillés des tableaux. Placage de bois clair du sol au plafond de la galerie. Cadres immenses et dorés, lys embaumant dans la lourdeur de la fin d ‘après-midi.

L’inspiration, il la tire et ce n’est un secret pour personne; du groupe, des concerts, des tournées. Son grand talent c’est le mouvement. Le saisir, le restituer. Mick ainsi semble prêt à sortir du cadre bien souvent.

Une impression étrange comme feuilleter l’album des photos de famille s’arrêtant sur l’une d’elle, se disant ce sourire, ce geste, cette posture : c’est bien lui. Même chose ici. Cette grimace de Keith, la position de son corps, l'angle de la guitare, on les connaît, ils nous sont familièrs. On sait même comment le geste s’est achevé. Une sorte de photographie instantanée en quelque sorte.

La quantité des toiles aussi est impressionnante. On prend la mesure du travail accompli mais aussi du temps vide entre les obligations Stoniennes. On hésite parfois entre BD, et hyper réalisme. Certains visages sont brouillés, sur d’autres toiles ils sont minutieusement détaillés.

 

Et puis au milieu de toute cette fureur, de tout ce bruit quelques danseuses graciles en tutu.

Des études de postures, d’envolées  en noir et blanc. Les danseurs et danseuses du Royal Albert Hall. On se demande ce que ça vient faire là, on se dit qu’on s’est toujours douté que ce gars là était un romantique, on s’attendrit. On ne le verra plus jamais comme avant. On apprécie le trait, on pense à Degas .

 
Allez je vous livre un scoop. Ronnie Wood est le seul artiste à être autorisé à dessiner les danseurs de ce grand théâtre Londonien …




expo  Galerie Bailly 25 quai Voltaire Paris

Publié dans autres

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article